Rennes le Château

Rennes le château, j’y ai trouvé mon Saint Graal, la paix de Dieu

Dossier présenté en partenariat avec Annuaire Voyance Symphonyavs

 Rennes le Château, terre de contraste et terre de fantasme, est depuis des décennies la « Nouvelle Jérusalem » de tous les chercheurs de trésors. Il est vrai, que s’y croisent aussi bien des chercheurs, des historiens, des médiums, des ésotéristes,…à la recherche de maints trésors dans la terre du Razès.

 « Terre d’histoires », et pas d’Histoire, comme le dit si bien le comité départemental de tourisme de l’Aude, la terre du Razès attire tout le monde. Avec des motivations plus ou moins douteuses, plus ou moins « orientées », plus ou moins mercantiles, selon les philosophies et convictions de chacun.  On y cherche pèle méle

Les tombeaux de Jésus et Marie Madeleine / Le trésor des Wisigoths

Le trésor de Blanche de Castille / Le trésor du berger Paris

Le trésor des Cathares / Le trésor des Templiers

Le trésor de l’Abbé Saunière

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19eme siècle, une période particulière / une bonne affaire commerciale ?

J’y ai trouvé mon Saint Graal, la paix de Dieu

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barre dorée préféréeLes tombeaux de Jésus et de Marie Madeleine

Selon la légende, situé à Alet les Bains. Certains prétendant que Nostradamus y aurait séjourné maintes fois, lorsqu’il était à Carcassonne, pour chercher le tombeau du Christ. On peut y voir, d’ailleurs, effectivement sur une maison située à l’angle de la Place de la République et de la rue Malbec, certains symboles hébraïques. Aleith, selon certaines significations voudrait dire « ville de vérité » venant du grec Aleitheira = Vérité. De là, à la signaler comme la ville où serait enseveli Jésus ?

 Reprenons, le fil de l’histoire, sans tomber dans les versions de Dan Brown dans le « Da Vinci Code » et celles de Henry Lincoln, Mickael Baigent et Richard Leigh, dans « l’Enigme Sacrée ». Certains voient dans un vitrail de l’église d’Alet les Bains, le signe judaïque et davidique de l’étoile à six branches. C’est juste oublier que cette église Saint André, a été construite au 19eme siècle, à l’initiative des vignerons du cru et que ce vitrail n’existait pas au temps de Nostradamus. A l’origine, on trouve, juste à coté, les ruines de l’abbaye Sainte Marie, érigée au 8eme siècle par Béra, vicomte du Razès. Qui fut constituée, ensuite, en Evêché en 1314, afin de lutter contre l’hérésie cathare, alors qu’elle était le seul bastion catholique dans un Razès entièrement acquis à la cause des « parfaits ».

 Que Michel de Notre Dame ait séjourné dans la ville, lors de son séjour à Carcassonne. On peut raisonnablement le supposer, dans la mesure, où effectivement résidait une colonie de personnes juives, parfaitement acceptées dans la population du sud de la France. Dans la mesure, aussi, où les sources thermales d’Alet sont aussi connues que celles de Rennes les Bains, dés l’antiquité romaine. Les premières pour lutter contre les affections gastriques et l’obésité, et les secondes pour la rhumatologie. Michel de Notre Dame, à cette époque, est avant tout un médecin et un apothicaire. Ce n’est que lorsqu’il sera installé à Salon de Provence qu’il commencera à écrire ses centuries et à se spécialiser, beaucoup plus tard dans l’astrologie et les prédictions. Qu’il puisse s’intéresser aux vertus curatives des eaux thermales pourquoi pas, comme tous les médecins curieux de cette époque ? On peut supposer qu’il réside, à cette époque, chez des parents, sans la moindre précision sur le lien que certains attribuent à des grands parents, dans la maison située rue Malbec. On trouve trace de ceci, sur une poutre en bois, noircie par le temps, avec une étoile davidique et les armoiries du Languedoc.

 Peut être a-t-il puisé dans la légende locale, la centurie fameuse que l’on rattacher au tombeau de Jésus et à celui de Marie Madeleine, dans la région du Razès. « le camp du temple de la vierge vestale, non éloigné d’Ethne & monts Pyrénées: le grand conduit est caché dans la male, north getes fluves & vignes mastinées » Il est juste oublié, que tous les grands exégètes de la pensée nostradamienne ne sont pas arrivés à ce jour, à décoder le sens des centuries. Faisant de la « post » diction, c’est-à-dire interprétant, après, les événements pour les rattacher à « une vérité », et pas de la « pré » diction, disant avant.

En ce qui concerne la célèbre toile de Nicolas Poussin, exposée au musée du Louvre, «les bergers d’Arcadie » situant la tombe dans le Razès, au hameau de Ponfils, sur la commune d’Arques, strictement ne prouve que c’est de cet endroit, qu’il est question. Hormis, quelques éléments de végétation, mais il est vrai que l’on trouve aussi beaucoup de massifs montagneux arborant des chênes, des buis, et des pics montagneux calcaires,…Rien ne démontre, non plus, qu’il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction,…

 Un fait reste troublant, toutefois, puisque Charles III, duc de Créquy-Blanchefort, fut l’un des plus généreux mécène de Nicolas Poussin. Blanchefort ? Oui, l’un des descendants des Blanchefort du Razès.

 Que dans une perception gnostique, on puisse s’appuyer sur des écrits et interprétations, des évangiles apocryphes, quand à une union entre Yehoshua/Jésus et Mariamné/Marie Madeleine, est une thèse à laquelle j’adhère fortement. Que de cette union, aient pu naitre deux enfants, je veux bien souscrire. Qu’éventuellement, Jésus ne soit pas mort sur la croix, au Golgotha, et qu’il ait fui avec sa famille, pourquoi pas ? Que de cette descendance, venue en Provence ou en Languedoc, pourrait enorgueillir la lignée des Mérovingiens, pourquoi pas, après tout ? Mis à part, que le massif de la Sainte Baume, la ville de St Maximin, les Saintes Maries de la Mer, veulent aussi tirer leurs parts de légende vis-à-vis de Marie Madeleine et d’une lignée christique, avec des versions différentes,…De là à prétendre, qu’Alet les Bains serait la ville où serait enterré le Christ, voire à Arques ? Tout comme laisser à supposer que le tombeau de Marie Madeleine serait soit à Alet les bains, soit à Rennes les bains, me semblent des hypothèses, « un peu trop fumeuses ». De là, à en tirer conclusion que l’Abbé saunière « aurait fait chanter l’église catholique avec de telles révélations ? ». Que Pierre Plantard ait été un mythomane, un faussaire de génie, sont des idées avérées. Donc, ce qui est affirmé, semble bien « léger ». Notamment, l’idée du Prieuré de Sion et des templiers qui auraient protégé la lignée christique et les descendants des Mérovingiens,…Alet les bainspoussinbarre dorée préférée

 Le trésor des Cathares

 S’il y a bien une légende tenace, c’est celle du trésor des cathares. Revenons, donc, en arrière pour savoir ce qu’était ce mouvement religieux chrétien. En rectifiant, tout d’abord, une petite précision, puisque le « catharisme occitan» en lui-même n’est né, selon l’expression, qu’avec l’occitanisme des années 1960. Entre eux, ils se dénommaient « bon hommes, bonnes dames, bons chrétiens » voire « parfaits ». Il est dans la mouvance des pauliciens, des bogomiles dont on trouve trace de correspondances entre communautés en Italie, des dualistes, ariens, manichéens et gnostiques. C’est le moine bénédictin Eckbert de Schönau, en 1163, qui définit le mot s’appuyant sur le traité de St Augustin, « cathares en latin signifiant purs ». Cette mouvance est principalement concentrée dans les comtés de Toulouse, Albi, Béziers, Carcassonne. Dés 1208, elle subit la répression avec la croisade contre les albigeois. On estime à environ 800, le nombre d’églises cathares, à cette époque.

 Au départ, l’église catholique demande aux cisterciens, puis aux franciscains et aux dominicains de combattre cette hérésie par la prédication. Saint Dominique, lui-même, parcourt les campagnes du sud de la France afin de convertir sans succès les Parfaits. Face à un véritable échec, et face aux hérésies grandissantes, dont les Vaudois, le pape Innocent III lance la croisade contre les Albigeois en 1208. Il s’agit de réduire à néant cette hérésie résistante, prêchant de nombreux convertis, pour l’église, mais aussi, pour le pouvoir royal de Philippe Auguste,  de soumettre les seigneurs du sud de la France, car jugés trop indépendants. Philippe Auguste ne participe pas lui-même à cette croisade, mais libre quartier à ses vassaux du nord. Ce qui attise les convoitises des seigneurs pauvres et qui voient dans les domaines riches du comte de Toulouse, un moyen de faire fortune à bon compte. Cette croisade durera de 1209 à 1229. La croisade est sous les ordres d’ Eudes III, Duc de Bourgogne, du comte de Nevers et du comte de Saint Pol. Simon IV de Monfort n’en devenant le chef qu’après la prise de Carcassonne.  C’est à ce moment que le légat Arnaud Amaury donnera la tête de la croisade à Simon IV de Monfort, ainsi que les terres de Trencavel et le titre de vicomte de Carcassonne. Lequel se comporte avec barbarie. L’un des plus tristes exemple de cette férocité fut le sac de Béziers. La ville de Béziers abritait des cathares. Vassaux des comtes de Toulouse, les Trencavel furent excommuniés par le pape, en raison de leur trop grande tolérance envers les cathares. Le 22 juillet 1209, ce jour-là, eut lieu le massacre d’une partie de sa population, cathares comme chrétiens, en l’église de la Madeleine. De cette atrocité revient la célèbre phrase, sans doute jamais prononcée par le légat du pape Arnaud Amaury « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. » pour différencier les cathares des catholiques.

Parmi les châteaux cathares, on retient les noms d’Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus, Termes, Arques, Durfort, Lastours, Miglos, Miramont, Montségur, Niort, Padern, Pieusse, Puivert, Roquefixade, Saissac, Usson, Villerouge-Termenès.

Qu’ils y aient eu des trésors d’or et argent, pour faire vivre les communautés dans un flux raisonnable est sans doute vrai. Que des seigneurs cathares aient eu des fortunes personnelles est sans doute vrai. Même s’il faut relativiser ceci sous formes de terres et possessions, et non sous forme monétaire et de bijoux. De là, à prétendre à une « richesse » est exagéré, dans la mesure où les cathares prônaient et vivaient dans l’austérité, travaillant et prêchant deux par deux. Il est de même pour le clergé qui vivait une vie ascétique. Alors, s’il y a trésor, il ne peut être que spirituel avec des parchemins d’essence gnostique. Certains ont prétendu que les cathares détenaient le Saint Graal, la coupe offerte par Joseph d’Arimathie, afin de recueillir le sang de Jésus Christ, mort sur la croix au Golgotha. Certaines légendes affirment que le château de Montségur aurait abrité le trésor des Cathares.  De 1212 à 1344, le château subit 4 sièges. C’est le dernier, conduit par le sénéchal de Carcassonne, Hugues des Arcis, assisté de l’archevêque de Narbonne, Pierre Amiel, qui voit la chute de Montségur. Ceci, aux ordres de Blanche de Castille et Louis IX. En mai 1243, 6.000 hommes assiègent la garnison, jusqu’en décembre. Le 1er mars 1244, Pierre-Roger Mirepoix doit concéder la reddition, avec une trêve de quinze jours. Le 16 mars, les portes s’ouvrent. Tous les Cathares présents refusèrent de renier leur foi. Conduits au bucher, 220 hommes et femmes subissent le martyre. On prétend que certains chantaient. Deux faits en font référence à ce fameux trésor envolé. Le premier est la fuite, à cheval, du Parfait Mathieu et du diacre Bonnet, vers Noël 1243, emmenant « de l’or et de l’argent, et une grande quantité de monnaie ». Les historiens supposent que cet argent est arrivé à Crémone, en Italie, où vit une importante communauté cathare. Ceci semble confirmé par des échanges de lettres entre les deux communautés. Le second trésor, dont on parle, serait parti durant la trêve, en mars 1244. On stipule que quatre personnes se sont enfuies de Montségur. Elles auraient, avec elles, un chargement, dont on suppose qu’il s’agit de parchemins sacrés de tendance gnostique. De là, à penser, que le trésor aurait abouti en terre de Razès, et plus particulièrement à Rennes, que l’Abbé Saunière l’aurait eu en sa possession, est aller vite en besogne intellectuelle,…barre dorée préférée

 Le trésor de Blanche de Castille

 Autre supposé trésor, celui de Blanche de Castille, lui aussi, enterré dans les montagnes du Razès. Ceci, on le doit à Noël Corbu, héritier de Marie Dénarnaud, qui, propriétaire d’un hôtel, n’hésitait pas à raconter « en boucle » sa jolie petite histoire captivante: « Jadis, il y a sept cents ans, il y avait à Rennes une ville de trois mille âmes et une ceinture de remparts dont on retrouve encore des ruines. En cherchant le trésor j’ai découvert des monnaies anciennes, des poteries, des armes et les squelettes qui équipent mon petit musée.  Selon des historiens de Carcassonne, la genèse du trésor remonterait à février 1250. A cette date la révolte des pastoureaux déclenchée dans le Nord de la France par le mystérieux « Maître de la Hongrie », battait son plein et la vague des serfs et des gueux déferlait vers le midi. Blanche de Castille, régente de France, vint à Rennes-le-Château — que l’on appelait alors Rhedae — pour y mettre à l’abri, dans la puissante citadelle, le trésor de la France que menaçaient à la fois les pastoureaux et les sourdes cabales de la noblesse. Notez, en passant, que la citadelle de Rhedae passait pour imprenable et se situait sur la route d’Espagne, où Blanche de Castille savait pouvoir trouver refuge en cas de danger. Elle fit déposer le trésor dans la salle souterraine du donjon. Du moins on le pense. Certes, on s’explique mal que le trésor soit demeuré intact si longtemps, surtout durant l’année 1251 au cours de laquelle saint Louis aurait eu tant besoin de subsides que ne pouvait lui envoyer sa mère.»

 Effectivement, comment Blanche de Castille, qui avait une immense vénération pour son fils Louis IX, captif en croisade, n’aurait elle pas pu envoyer la rançon demandée, alors qu’elle avait à sa disposition le trésor des rois de France, caché à Rhedae ? Tout simplement, parce que ce trésor n’existait pas,…

Qu’il y ait eu, effectivement, la révolte des pastoureaux est un fait indéniable de l’histoire de France. Lors de la 7eme croisade, Louis IX est fait prisonnier avec ses deux frères en 1250, en terre sainte. En France, un vent de révolte se lève, mené par un homme que l’on dénomme « le Maître de Hongrie », un moine cistercien. Cet homme prétend que seuls les pauvres, les bergers, ont droit d’aller guerroyer en terre sainte de Jérusalem. L’appel est lancé à Pâques 1251. Très vite, ils sont 30.000 à Amiens, 50.000 à Paris, où Blanche de Castille, dans un premier temps, les reçoit. Puis, elle donne l’ordre de les combattre, car les pastoureaux accusent les prélats et les chevaliers de tirer profit des croisades. A Rouen, Orléans, Tours, Bourges, Bordeaux ont lieu des combats. Un certain nombre arrivent à Marseille, et rejoignent les croisés à Acre. Ce que l’on sait, de façon historique, est que le « Maître de Hongrie » fut combattu devant Aigues Mortes, où il meurt. Ce que l’on sait, de façon historique, est que jamais Blanche de Castille ne vint à Rennes le château pour y rencontrer le sénéchal Pierre de Voisins et encore moins y déposer son « trésor ». Ce que l’on sait, de façon historique, est que Blanche de Castille a donné l’ordre du siège de Montségur, et qu’elle n’avait aucune confiance envers les seigneurs d’Occitanie. Pourquoi, alors, confier son « trésor » à ses ennemis en terre ennemie ?

 L’Abbé Saunière aurait trouvé le trésor de Blanche de Castille, pour justifier ses dépenses ? Certainement pas. Puisque le trésor n’a jamais été entreposé en terre de Razès. Encore une hypothèse effondrée.barre dorée préférée

Le trésor du berger Paris

 Parmi les légendes concernant les trésors du Razès figure en bonne place, celle du berger Ignace Paris. Qui dit, qu’en 1645, le jeune berger conduit son troupeau en pâturage. Soudain, il entend le bêlement d’une de ses brebis. Laquelle serait tombée dans un trou et se serait blessée. Il y descend, et découvrirait avec surprise et terreur, des squelettes d’hommes, ainsi que des pièces d’or et des coffres en bois. Il y puiserait des pièces qu’il mettrait dans sa capuche et remonterait sa brebis blessée hors du trou, qu’il camouflerait avec des branchages. Il met au courant la population du village, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention du seigneur du lieu, Blaise de Hautpoul, qui l’accuse de vol. Lequel serait connu pour sa férocité et sa rapacité. Mis à la question, le petit berger meurt sous la torture sans révéler le secret de la cache. Là, la légende s’égare, avec deux versions différentes. On dit, qu’avant de mourir, le jeune Ignace Paris aurait révélé son secret à un lointain cousin, François Paris, secrétaire privé de Nicolas Pavillon, évêque d’Alet les bains. Lequel, c’est vrai, engage des travaux importants en 1646. Notamment, la construction du chemin d’Alet à Quillan avec le pont sur l’Aude à Couiza. Seul problème: aucun François Paris ne vient à Alet les bains. Il y a effectivement à Paris, un François Paris, janséniste, mais qui n’a aucun lien de parenté avec le petit berger. Les secrétaires de Nicolas Pavillon, étant successivement, M.d’Angiers, Vincent Ragot, et M. du Vaucel.

 La légende dit que le seigneur de Hautpoul aurait engagé un procès contre Nicolas Pavillon pour lui interdire l’accès de ses terres, et aux troupes royales, en vue de garder le trésor. Sauf, que la vérité historique est différente. Il y eut un procès devant le parlement de Toulouse, en 1663, avec une coalition de nobles, dont le seigneur de Hautpoul, qui luttaient contre le pouvoir de Nicolas Pavillon, ayant aussi titre de comte du Razès, dignité attachée à la charge d’évêque. Par deux fois, le parlement de Toulouse donne raison aux plaignants. En avril 1666, deux commissions nommées par le roi donnent enfin raison à Nicolas Pavillon, innocenté de tout abus de pouvoir.

 Robert Charroux, Gérard de Séde, les stupidités annoncées par Noël Corbu, et bien d’autres, selon leurs versions romanesques, ont effectivement parlé de cette légende, dans leurs écrits. Certains avançant la thèse du trésor de Blanche de Castille et d’autres, la piste templière. Mais, strictement rien, ne permet d’affirmer qu’elle a une part de vérité. Même, si la tradition populaire dit que derrière toute légende, il y a toujours une histoire vraie à la base. L’Abbé Saunière qui aurait, donc, su la cache du trésor du berger Paris ? Mis à part, les élucubrations de l’Abbé Saunières pour cacher la provenance de sa fortune, en lui donnant un cachet historique, rien ne permet d’en attester la réalité.barre dorée préférée

Le trésor des Wisigoths

 Un peu d’histoire / Titus, fils de l’empereur romain Vespasien entame le siège de Jérusalem en avril 70. Le 29 juillet, les romains prennent d’assaut le Temple qui est pillé, puis incendié le 30 août. Titus revient à Rome, et en juin 71, c’est le « triomphe » avec défilé des troupes et des trésors enlevés. Dedans, on inclut la Mémorah, le chandelier en or à sept branches, qui pèserait dans les 130 kilos. Mais aussi, l’Arche d’Alliance, laquelle contiendrait les Tables de la Loi de Moise, le Bâton d’Aaron, la Manne céleste contenue dans un pot de couleur bleue saphir. Ainsi que les tentures du Temple et les Trompettes d’Argent ayant abattu les murs de Jéricho. En rappelant, que lors d’un précédent pillage quelques siècles, avant, Nabuchodonosor avait enlevé la Mer de Métal, faite de bronze et les deux colonnes du Temple, Jakim et Boaz, revêtues d’or.

 Du 24 au 27 août 410, les Wisigoths, conduits par Alaric 1er, pillent Rome. Cette tribu dont on trouve trace en Dacie (Roumanie) s’est révoltée contre Rome. On dit qu’ils réduisirent les romains à la famine, avant de pénétrer dans Rome, par la porte Salaria, avec des personnes ayant trahi. Durant trois jours, ce fut le sac de Rome, et les Wisigoths emportent le trésor du Temple de Salomon. Alaric ayant l’intention de piller le sud de l’Italie fait route vers Naples qu’il prend. Il se dirige, ensuite, vers la Sicile. Il meurt avant, en Calabre, à Cosenza. On dit, que ses soldats détournent le cours de la rivière, le Busento, pour y inhumer son chef, ainsi que le trésor. Son successeur, son beau-frère Athauf repart vers le nord, puis la Gaule en 412. Emportant le trésor du Temple, selon la légende, avant de se fixer à Toulouse et en Espagne/Hispanie. S’ensuit une série de rois wisigoths, jusqu’à Alaric II, dit le grand. Le roi mérovingien Clovis voulant étendre son territoire, fait route vers l’Aquitaine. Alaric aurait décidé de faire transporter le trésor à Carcassonne. Selon Procope, le trésor y arrive, tandis que Grégoire de Tours prétend que Clovis s’en serait emparé. Selon certaines traditions et sources, ce trésor n’aurait pas été enlevé par Clovis, mais caché dans le Razès, prés de Rennes le château et pour d’autres dissimulé dans une grotte ou un aven de la montagne d’Alaric. Le roi Alaric, lui, fut tué à la bataille de Vouillé en 507.

 La légende dit que les premiers rois mérovingiens provenaient d’une lignée davidique. Arguant en cela, que « Balaam le magicien » avait des pouvoirs surnaturels de thaumaturge. Et qu’ils étaient revêtus de robes ornées de glands suspendus aux vertus curatives. Guérissant par imposition des mains. On retiendra, en cela, que St Louis rendait justice sous un chêne, et que les rois de France « guérissaient » les écrouelles lors de leurs sacres. On dit que la lignée des mérovingiens était reconnaissable à une marque de naissance génétique: une petite croix autour du cœur. Et que c’est pour récupérer le trésor du Temple de Salomon que Clovis se serait mis à guerroyer contre Alaric II. Pour la petite histoire, l’Abbé Saunière aurait été enterré revêtu d’une robe, le missel entre les mains. On dit, qu’avant d’être inhumé, son corps aurait été exposé aux paroissiens, la tête reposant sur un coussin orné de glands, dont les témoins auraient coupés ceux-ci par superstition,…

 Il serait fort étonnant que l’Abbé Saunière ait trouvé un tel trésor,…qui aurait suscité bien des convoitises et dont nombre de personnes auraient parlé au vu de son importance.

 De plus, selon la tradition, l’Arche d’Alliance qui mesurerait selon la coudée sacrée hébraïque 1 m 10 de long, 66 cms de large et 66 cms de haut, faite de bois d’acacia recouverte d’or à l’intérieur et à l’extérieur, ornée d’un propitiatoire (couvercle) avec deux chérubins en or se faisant face, serait maléfique pour tout être humain, selon la Bible. Et que nul ne peut en approcher. Seul un grand prêtre avec un pectoral composé de pierres précieuses (sardoine, topaze, émeraude, escarboucle, saphir, diamant, opale, agate, améthyste, chrysolithe, onyx, Jaspe) disposées dans un ordre précis, serait en mesure de l’approcher, sous peine de mourir instantanément,…Et il semblerait, fort surprenant que l’Abbé Saunière ait eu accès aux techniques des combinaisons antiradiations, à cette époque,…trésor des wisigothsbarre dorée préférée

 Le trésor des Templiers

 S’il est un sujet légendaire au sujet d’un « trésor » c’est bien celui de l’Ordre des Templiers. Je ne reviendrai pas sur son histoire connue, et sa fin, à partir du 13 octobre 1307, par un édit d’arrestation de Philippe le Bel. Ainsi que sa dissolution par une bulle fulminée, lors du concile de Vienne, par le pape Clément V. Bulle « in excelsio » qui met fin à l’Ordre et dévolue ses biens à des ordres hospitaliers. De façon certaine, on sait, que la veille du 13 octobre 1307, un convoi est parti du Temple de Paris. Lors de son interrogatoire, le templier Jean de Châlons raconte qu’il a entendu dire que le précepteur de France Gérard de Villiers, ayant appris l’imminence de l’arrestation se serait enfui avec cinquante chevaux, et  aurait pris la mer avec dix-huit galères, et que Hugues de Châlons, son fils, se serait lui enfui avec le trésor de son oncle Hugues de Pairaud. Paradoxalement, lors de l’arrestation des Templiers le vendredi 13 octobre 1307, aucune richesse particulière n’est saisie dans les maisons du Temple. Bien sur, il y a des objets et les meubles de la vie courante, mais ni or, ni monnaie, ni valeur fiduciaire…Le rapport d’Alain de Pareilles, chef des archers du Roi, à Guillaume de Nogaret a été fait par écrit et relate ce qui a été trouvé au Temple de Paris: pratiquement rien! Le même état a été remis à Enguerrand de Marigny. Les deux documents figurent aux Archives Nationales. Il est intéressant de se tourner vers une déclaration effectuée devant le Pape même par le Templier Jean de Châlons, du Temple de Nemours, en juin 1308. Ce dernier y déclare que la veille de l’arrestation des Templiers, un cortège comprenant trois chariot recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France. On peut facilement imaginer ces chariots chargés d’archives et d’or, les 50 chevaux étant destinés à remplacer ceux qui étaient épuisés lors d’un long voyage…On sait que le Moyen-âge avec ses Abbayes spécialisées dans la production de documents a fourni un certain nombre de faux (palimpsestes,…).

Pourquoi pas la déposition de Jean de Châlons…

Malgré cela, l’hypothèse des chariots est tangible pour les raisons suivantes: – Le Temple de Paris a été trouvé pratiquement vide par les archers du Roi. – Les Templiers ne pouvaient pas ignorer l’ordre d’arrestation lancé contre eux et diffusé dans tout le royaume près d’un mois avant la date fatidique.L’existence d’un Trésor Templier (ésotérique, religieux, intellectuel ou financier, peu importe) reste probable…De ce Trésor, il reste 3 pistes plus ou moins crédibles et bien des légendes…

La première piste est celle du Château de Gisors, dans l’Eure, où les chariots auraient fait escale. Hypothèse peu crédible, car si des Templiers ont été détenus à Gisors, à cette période le château est forteresse royale, gardée par les hommes de Philippe Le Bel.

La seconde piste est celle d’Humbert Blanc, le précepteur d’Auvergne qui s’est enfui en Angleterre, pays où les Templiers furent bien moins persécutés qu’en France. Il y aurait rejoint Gérard de Villers et ses chariots, le temps de laisser passer la vague d’arrestations. Ils seraient par la suite repassés en France, via l’Aquitaine pour rejoindre les monts d’Auvergne qu’Humbert Blanc connait comme sa poche. Le Comté d’Auvergne relève alors du Duché d’Aquitaine, terre Anglaise. Autant dire que les gens de Philippe le Bel n’y sont pas les bienvenus… Dans ces contrées désertiques et sans guère de voies de communication, il leur aura été facile de dissimuler un Trésor dans une cache creusée dans la roche volcanique…Humbert Blanc sera arrêté en définitive en 1309, mais il aurait largement eu le temps de remplir sa mission. Cette piste ne nous semble pas dénuée de fondement, le tristement célèbre routier anglais Aimerigot Marches ayant passé des années à mettre à feu et à sang l’Auvergne entre 1370 et 1390. Ce n’est sans doute pas pour les richesses des seigneurs ruraux de cette contrée. Et Aimerigot Marches laisse, lui aussi, derrière lui une légende de trésor fabuleux caché dans les monts d’Auvergne…

La dernière piste passe également par l’Angleterre, les chariots sortis du Temple de Paris au soir du 12 octobre 1307 se seraient dirigés vers le Nord de la France pour charger leur cargaison sur des bateaux. Du nord de la France, l’Angleterre n’est qu’à quelques minutes et l’on sait que les Templiers n’y seront pas persécutés comme en France. Même, un chevalier anglais, John Mark Laermanius aurait reçu de Jacques de Molay peu avant sa mort, la mission de faire survivre le Temple. Si l’on étudie un peu les principes de la Franc-maçonnerie dite de « Rite Ecossais », force est de constater que l’esprit du Temple souffla dans les iles Britanniques bien après son abolition en 1312…Sauf que cette théorie n’est pas crédible. Toutes les hypothèses ont été émises sur le sujet. Avec comme destinations, Gisors, l’Ecosse, les Amériques, l’Afrique, l’Auvergne, et aussi les montagnes du Razès.

Dont, l’Abbé Saunière aurait découvert la cache. Sauf, que celui-ci n’a rien découvert du trésor des Templiers.logo petitbarre dorée préférée

 Le trésor de l’Abbé Saunière

 Que l’Abbé Saunière ait trouvé un trésor semble non contestable. Mais, quel est il ? Vraisemblablement celui des nobles du Razès désirant mettre leurs biens à l’abri des persécutions des révolutionnaires de 1789. Comment ? Par hasard ? Certainement pas. Surement sur les indications fournies par l’Abbé Bigou à sa hiérarchie, de manière codée. Abbé Bigou, qui en 1790, prête serment à la république de façon tellement peu convaincante qu’il est déclaré réfractaire. Il quitte sa cure et s’enfuit avec son archevêque Mgr de la Cropte de Chanterac, en Espagne en 1792. Mgr de Bonnechose, archevêque de Carcassonne de 1848 à 1856, appuie la nomination de son vicaire général Félix-Arsène Billard. Lequel nomme Bérenger Sauniere à Rennes le château en 1885. Auparavant, l’Abbé Saunière fréquente assidument l’Abbé Cros, curé de Roquefeuil, berceau de la famille de Négre. Abbé Cros qui deviendra, ensuite, vicaire général de Mgr Billard. Cros ??? Comme Ernest Cros, le découvreur de la dalle de Coumesourde ?

 Qu’il y ait eu collusion d’intérêts financiers et politiques semble bien évident, où tout semble trop bien orchestré. Notamment, entre Mgr Billard et l’Abbé Saunière. On suppose qu’il y a eu un pacte secret entre les deux hommes pour le partage des trafics de messes et le pillage de la crypte. On rappellera, en cela, que Mgr Billard fut suspendu « a divinis » pour sa gestion particulière des fonds de l’évêché, ainsi que pour plusieurs procès en simonie et captations d’héritages. Ce n’est qu’à partir des doutes de Mgr Paul Félix Beuvau de Beauséjour, que les soucis ont commencé à s’accumuler sur la tête de l’Abbé Saunière. Après une période faste qui dure de 1898 à 1908. Qu’il y ait eu une certaine « entente » avec d’autres religieux locaux, semble là aussi, une évidence. Avec un secret qu’il ne fallait pas révéler. Il y a de fortes chances, que l’Abbé Gélis, tourmenté par le remords ait voulu tout dire. D’où son assassinat dans son presbytère, le 31 octobre 1897. Alors, que l’on a retrouvé, chez lui, une fortune en argent et billets. Un crime de voleur ? Où on ne prend pas l’argent laissé en évidence ? Ceci est bien curieux.

 Selon l’Abbé Saunière, la découverte s’est faite sous la dalle des chevaliers. Mais, il est plus vraisemblable que c’est sous l’autel dédié à la Vierge que l’accès à la crypte ait été révélé. Selon certaines sources, l’église daterait du 9eme siècle, voire de la fin du 8eme siècle. Mais, on suppose qu’elle serait antérieure à cette époque, du 6eme siècle, avec un reliquaire dans la crypte. De qui ? Ceci, est encore une énigme. Selon certains chercheurs, il semblerait, en fait, qu’il n’y ait pas une crypte, mais trois cryptes différentes avec six souterrains. Dedans, on trouverait des sommes d’argent, des bijoux, des vêtements ecclésiastiques, avec une simple valeur historique. Mais, rien qui ne ressemblerait aux trésors légendaires cherchés. Pour revenir à l’Abbé Saunière, c’est surement le « trésor » des nobles du Razès pendant la période révolutionnaire, qu’il a trouvé. Sur indications. Le reste ? Tout l’environnement ésotérique qui va avec ? Sur Asmodée, sur Marie Madeleine, sur la dalle des chevaliers vraisemblablement trouvée dans la crypte, n’est que « folklore » pour perdre les investigateurs dans leurs conjonctures. Tout ceci ne serait resté qu’à l’état des légendes locales, s’il n’y avaient pas eu Pierre Plantard, Philippe de Chérisey, Gérard de Séde, Noël Corbu, puis après les auteurs de « l’Enigme sacrée » et Dan Brown,…Ainsi que tous les sites internet qui foisonnent sur la toile, se contredisant les uns et autres.

 Que l’Abbé Saunière ait participé à un trafic de fausses messes semble non contestable. Il a été démontré que l’Abbé Saunière faisait passer une multitude d’annonces publicitaires dans les revues religieuses de l’époque, pour des messes qu’il n’a pas faites. Il lui était impossible, comme à tout le monde, de prier 24h/24h, tous les jours,…vu les montants d’argent récoltés.

 Que l’Abbé Saunière ait fait du « chantage » semble non contestable. Il semble établi, que dans les années 1880-1890, l’Abbé Saunière ait eu des relations avec une mouvance royaliste qui aurait voulu notamment rattacher le Languedoc Roussillon, au comté de Barcelone. Qu’il ait profité de la naïveté de certains courants royalistes avec la prétendue légitimité de certaines lignées et profité pour se faire donner des sommes d’argent importantes, semble indéniable. Notamment, envers la branche des Habsbourg d’Autriche, laquelle a toujours, au travers les siècles, tenté d’asseoir sa légitimité.

 On estime que de 1897 à 1915, l’abbé Saunière aurait dépensé environ 216.000 francs de l’époque. Que les travaux de restauration de l’église et les constructions privées auraient couté, environ 193.000 francs de l’époque. Chiffres à relativiser en ce qui concerne les dépenses, dans la mesure, où on s’est aperçu qu’ils étaient sujets à caution, ayant été sur gonflés,… Ce qui est sûr. Est que l’on parle des nombreux échanges épistolaires entre Marie Dénarnaud et l’Abbé Saunière, au sujet de ce « trésor ». Sauf, qu’il est révélé que sa servante était illettrée,…comme en attestent son testament olographe, signé en 1946, et les courriers envoyés au percepteur pour les taxes sur le foncier bâti et non bâti, avec une somme de 2.000 francs en 1939. Est que l’on parle de la fortune de l’Abbé Saunière, alors qu’à sa mort, il a des dettes d’épicerie, et envers divers fournisseurs. Il est difficilement conciliable d’être riche et pauvre, en même temps,…

 Dans de telles conditions, le mythe s’effondre. Ce qu’il faut retenir, toutefois, est que l’Abbé Saunière, à la morale « élastique » a su donner vie à son village, ce dont les habitants ont su profiter à l’époque et profitent, encore, de nos jours,…

Ce n’est, déjà, pas si mal,…rennes le chateauparchemins abbé saunièremarie madeleinebarre dorée préférée

 Le contexte particulier du 19eme siècle

 Le 19eme siècle est très particulier, en cela que s’affrontent plusieurs courants de pensées. Le monde catholique qui est encore stigmatisé par la révolution de 1789. Le monde franc-maçon qui se positionne dans une dimension anticléricale. Et la « noblesse » qui ne trouve plus réellement sa place dans les régimes politiques successifs allant vers la République, partout en Europe. C’est dans ce contexte, que l’affaire de l’Abbé Saunière surgit. On peut raisonnablement penser que plusieurs courants sont intervenus. Comme la société Perillos le démontre, en ce qui concerne la pierre de Coumesourde, avec Ernest Cros, ingénieur et polytechnicien, mais aussi accessoirement franc-maçon, comme il est prouvé par les listes du gouvernement de Vichy. Comme il est démontré, aussi avec l’AA, une société secrète cléricale. Comme il est démontré avec la venue d’un membre de la famille de Habsbourg d’Autriche. En fait, rien n’est clair, dans l’affaire de l’Abbé Saunière. Trop de personnes interviennent avec des avis tellement opposés que l’on finit par se demander s’il n’y a pas une sorte de brouillage concerté des pistes dans un but volontaire.

 Durant très longtemps a été véhiculée l’idée qu’il pouvait y avoir un lien entre franc-maçonnerie et monde templier, notamment dans le courant du 19eme siècle. L’idée d’une parenté avec le monde templier naît en 1736, lors d’un discours du Chevalier Ramsay qui rattache la maçonnerie aux croisés, et plus particulièrement aux chevaliers de St Jean de Jérusalem, mais non explicitement aux templiers, en eux-mêmes. Dans les années 1750, plusieurs loges évoquent le grade de « chevaliers d’orient et de l’épée », à Poitiers et Quimper, faisant référence aux chevaliers-maçons qui reconstruisirent le Temple de Jérusalem, c’est à dire les Templiers. La stricte observance templière du Baron Von Hund, vers 1750, popularise cette idée, partout en Europe. En 1778, à Lyon, Jean Baptiste Willermoz reprend le mythe en créant le rite écossais rectifié. En même temps, en Allemagne, apparaît l’idée d’une relation templiers/franc-maçonnerie, dans certains cercles ésotériques dénommés « Rose Croix d’Or », avec des loges ne comprenant que neuf membres. Bernard-Raymond Fabré-Palaprat, vers 1800, ne fait que reprendre cette idée, communément admise. Le but de la franc maçonnerie, aux 18eme et 19eme siècles étant de se donner une légitimité historique, en se rattachant à des valeurs anciennes. Et quelle meilleure histoire à présenter que celle de l’Abbé Saunière sur fond ésotérico-historique ? Alors que l’église catholique semble reprendre du poids dans la société, avec un renouveau de la foi, comptant sur les apparitions mariales de Lourdes et de la Salette, de la vie du Saint curé d’Ars, notamment, pour les plus célèbres ? Si l’on place l’affaire de l’Abbé Saunière, dans ce contexte, elle prend une ampleur différente.barre dorée préférée

 « une bonne affaire commerciale »  ???

 Si l’on ne retient que l’attraction touristique dans le village (70 habitants) cette histoire serait anecdotique, dans la mesure où la vie commerciale ne se résume qu’à 3 ou 4 échoppes de gadgets, 3  ou 4 snacks bars, quelques cars de touristes et une multitude de voitures garées n’importe comment, ce serait fort sympathique, pour amener une certaine « richesse » à la commune,…Car, hormis l’église Sainte Marie Madeleine, la tour Madgala, le vieux château en ruines, et un panorama superbe sur la vallée, qu’en est il de Rennes le château ? Pas grand-chose,…Je serai fort surpris de voir une telle affluence de touristes pour de simples reliques exposées dans un musée de village, d’une occupation wisigothe prouvée depuis bien longtemps. Admirant béatement des tessons, quelques poteries ou quelques vielles pierres, fussent elles chargées d’histoire,..Que Redhae ait été une place forte wisigothe, forte de plus 30.000 habitants à une certaine époque, cela doit être vrai, en minimisant toutefois les chiffres. Qu’en reste t’il ? Rien,…Que Rennes le château soit devenu, ensuite un des bastions du Razès, avec un château chargé d’histoire et d’histoires, est autre chose.

 Sauf, qu’il y a une aura de mystère autour du mythe bien entretenu, depuis longtemps. La magie du lieu, tout d’abord, situé sur un éperon, dominant de toutes parts, l’immense vallée. Il y a, aussi, la magie de cette région au catharisme bien affirmé. Mais, que serait le catharisme, s’il n’y avait pas eu, dans les années 1960, les mouvements d’identité occitane ? Et puis, il y a l’Abbé Saunière, pauvre curé d’un modeste village devenu subitement riche en peu de temps. Qui aurait trouvé un « trésor légendaire ». Lui permettant de rénover son église, de faire bâtir la tour Magdala, la villa Béthanie, et de faire profiter les habitants du village de sa richesse.  Tout ceci ne serait resté qu’à l’état de l’anecdote, de la légende locale. Sauf,…que,…

 Que Noël Corbu, propriétaire de l’hôtel et héritier de Marie Dénarnaud, servante de l’Abbé Saunière et elle-même héritière du célèbre abbé, eut l’idée, dans les années 1950, de relancer la légende. Petites remarques, au passage: 1) pourquoi, donc, la parenté de l’Abbé Saunière a-t-elle refusé l’héritage, si ce n’est que parce qu’il n’y avait rien à récupérer, si ce n’est que des dettes ? Personnellement, je ne connais pas grand monde qui refuse un héritage fabuleux,…2) pourquoi, Noël Corbu, qui est l’héritier de Marie Dénarnaud, continue t’il à travailler, alors qu’un fantastique trésor l’attend sous ses pieds ? Il faudrait être sacrément bête pour agir ainsi, à moins, qu’il n’y ait pas de trésor fabuleux, mais une simple légende à entretenir,…

 Laquelle trouve un écho dans la presse régionale, puis la presse nationale. De quoi attirer tous les chercheurs de trésors de France, de Navarre, ou d’ailleurs. Ce qui n’a pas manqué de se produire. Arrangeant bien les affaires hôtelières de Noël Corbu,…lequel se complait à répéter, à l’envie, ses histoires de trésors légendaires, ce qui emmène encore plus de touristes chercheurs,…

 Vient, donc, se greffer Gérard de Séde, talentueux historico-romancier, et fantastique conteur, qui ré-écrit l’ouvrage conçu par Pierre Plantard et son acolyte Philippe de Chérissey, mythomanes hors pair, dans un ouvrage dénommé « l’Or de Rennes ». Mêlant tout à la fois, les Templiers, Blanche de Castille, les Cathares, les Wisigoths avec le trésor d’Alaric,….une super concentration des plus grandes énigmes de l’Histoire de France et de l’Humanité, faisant fantasmer grands et petits,…creusant partout. Au point que la municipalité du interdire toutes fouilles sur la commune.

 Sauf, que nombres de chercheurs sont restés sur leurs faims,…Quelques années plus tard, est sorti un ouvrage devenu un best seller « l’Enigme sacrée » due aux talents conjugués de trois auteurs anglais, Henry Lincoln, Mickael Baigent et Richard Leigh, avec la thèse gnostique d’une descendance christique davidique dont les mérovingiens seraient issus. Auquel, on ajoute le succès planétaire du « Da Vinci Code » de Dan Brown. Succès de librairie et de cinéma, qui ne plagie pas le premier ouvrage, mais qui ne fait que reprendre le concept de la lignée christique avec Marie Madeleine, et conforte l’idée du premier livre. Dans l’esprit de beaucoup de personnes, ceci n’est que galéjade, comme on dit dans le midi. Surtout dans la mesure, où Pierre Plantard a avoué, devant la justice, que l’histoire du Prieuré de Sion n’était qu’une supercherie basée sur de faux documents et une non vérité historique quand à la descendance des mérovingiens. Sauf, que le coté de l’imagination dans le cerveau, chez beaucoup de personnes dit aussi

« et si c’était vrai ? ».

 Un trésor ? Peut être et surement, mais pas celui auquel on croit. Celui de la spiritualité, en tout cas. Car, c’est réellement un lieu « magique », peut être un point tellurique,…En venant en terre de Razès, on se sent bien, débarrassé de tous les ennuis de la vie quotidienne, on se sent revivre,… Une bonne affaire commerciale ??? Sans aucun doute, pour les habitants du cru, vivant de l’apport touristique. Mais aussi, pour tous les auteurs en mal de sensations. Reste à savoir, désormais, quelle nouvelle énigme va être présentée. Certains semblent avoir trouvé. Le pech Bugarach n’étant pas très loin, les extra terrestres y ont établi une base souterraine,…De là, à voir des extra terrestres templiers, annonçant le retour de Jésus, pourquoi pas ???

Je demande à voir, dans cette partie de poker menteur,..barre dorée préférée

J’y ai trouvé mon Saint Graal, la paix de Dieu

Invité par un groupement de personnes attachées à des notions d’histoire et d’ésotérisme, passionnées, je me suis rendu en terre de Razès. Personnellement, je ne me suis attaché, qu’à la seule notion templière. Dont la présence est stipulée aux châteaux de Blanchefort, du Bézu (celui du Da Vinci Code, avec le nom donné au commissaire), et de Campagne sur Aude. A Blanchefort, par la présence de donations faites à l’Ordre du Temple, et de templiers dont on ne sait, s’ils s’occupaient de la gestion d’une mine, ou selon la légende auraient fondu le trésor des Wisigoths retrouvé.De façon cartésienne, je me suis défait des suppositions, comme celle d’un lien entre les Blanchefort et les Blanquefort, deux familles nobles du sud de la France. La première vient du nom du château construit  au 10eme siècle, par les wisigoths. Le castrum de Blancafortis est cité en 1067, dans l’apanage du comte de Barcelone, par un vassal. On en retrouve les traces en 1125, avec Bernard de Blancafort qui se soumet au vicomte Bernard Aton. En 1230, Guillaume de Blancafort devient « faidit »  lors de la croisade des Albigeois. En 1231, Pierre de Voisins, un lieutenant de Simon de Monfort, en devient le nouveau seigneur. Aujourd’hui, le château de Blanchefort est en ruines, et il est difficile d’y accéder.

Une légende tenace laisse croire que Bertrand de Blanquefort, Grand Maitre de l’Ordre du Temple, parent de Bertrand de Goth, connu sous le nom de Clément V, pape qui ordonna la dissolution de l’Ordre du Temple, lors du concile de Vienne, par la bulle « in excelsio » aurait fait partie de la famille Blanchefort. Hors, il n’y a aucun lien de parenté. Il est vrai, que le 13 octobre 1307, lors de la plus grande rafle de l’histoire de France, sur l’ordre de Philippe le Bel, les templiers du château du Bézu, aient été épargnés par cet édit. Sans doute, car appartenant au mas deu catalan, donc, non français. De là, à penser, qu’ils protégeaient un secret bouleversant la chrétienté sur ses fondements, a enflammé les imaginations.

 En ce qui concerne le château de Bézu, on retiendra

En 1151, Bernard Sermon 1 d’Albedun entre à l’Ordre du Temple, et fait plusieurs donations que sa famille suivra durant des décennies. Il bénéficie de la confiance de l’Ordre qui lui confie le village d’Esperaza à administrer. Un privilège très rare à l’époque, où l’Ordre gérait ses biens personnellement. En 1209, débute la croisade des Albigeois. Bernard Sermon et sa famille adhérent à la foi cathare. Bernard Sermon II laisse le château du Bézu à Simon de Montfort. Mais, il est autorisé, de façon surprenante à rester dans son château. En 1229, il cache un évêque cathare, Guilhabert de Castres, et un autre « Parfait » Guillaume Bernard Hunaud, chez lui. En 1231, par mesure de rétorsion, le roi de France donne son château à Pierre de Voisins, un lieutenant de Simon de Monfort. Il n’est pas accusé d’hérésie, ce qui ne manque pas de surprendre. Il est autorisé à rester dans la région, alors que tous les autres seigneurs cathares étaient persécutés et furent obligés de quitter la région. En 1244, on le retrouve à Montségur recevant la bénédiction de l’évêque Guilhabert. Durant leurs existences, dans la région, jamais la famille d’Albedun n’empruntât d’argent, et on les disait immensément riches. Ils prêtèrent de l’argent aux comtes de Carcassonne et firent de très nombreux dons à l’Ordre du Temple. De manière claire, on sait qu’entre 1292 et 1307, le château du Bézu a été la propriété des Templiers, dont il devint une commanderie, durant cette brève époque. Autres intrigues, se rattachant au château du Bézu. En 1307, Othon d’Aure, vassal du comte, vivant dans le château des Aldebun fut accusé de fabrication de fausse monnaie. On retrouve, fait très surprenant, cette même accusation, quelques années plus tard, envers la famille de Voisins, en 1344, où Brunissende, épouse de Jacques de Voisin, Guillaume de Cathala et un couple furent accusés, eux aussi de fabrication de fausse monnaie, sans que l’on sache d’où provient l’or,…Beaucoup de faits étranges qui ramènent au château du Bézu, avec la fortune des seigneurs, leur étrange immunité lors de la croisade desAlbigeois et lors de l’arrestation des templiers le 13 octobre 1307, et ces accusations répétées de fausse monnaie. De là, à penser, qu’il y a un « trésor insoupçonné » dans les environs du château ou dans les ruines du château ? Mais, quel serait il ? Financier, avec de l’or et des bijoux ? Spirituel, avec le trésor des Wisigoths, dont la légende dit qu’ils auraient ramené, après le sac de Rome, tous les trésors du Temple de Salomon ? Encore plus spirituel, avec le Saint Graal ?

Je me suis, donc, seulement concentré sur plusieurs éléments cartésiens et ésotériques.

Qu’est ce qui est situé entre le méridien de Paris (2°20’11.37’’E) et le méridien de St Sulpice (2°20’05.49’’E) ? Cette région particulière du Razès.

Quels sont les textes et références ? Le grand et le petit parchemins de l’Abbé Saunière. Notamment, sur la signature, en la mettant à l’envers (car ce qui est en haut est en bas) pour obtenir le fameux SION, mais aussi une flèche descendant vers le sud, et donc pas à Rennes le Château. La superposant sur le fameux pentacle de Vénus et reliant le triangle isocèle (72° et 36°) avec la pointe en bas, vers le sud. Que reste t’il ? Le château du Bézu. Pour bien comprendre, ce cheminement d’esprit, je suis parti avec l’idée, qu’il ne fallait pas considérer le fameux Asmodée de l’église Ste Marie Madeleine, comme le diable mais comme un indicateur. Le chiffre de la bête est censé être 666 selon la bible du semeur. Mais, en langue hébraïque, cela se dit aussi Beith=la maison. Au dessus du bénitier, 4 anges, qui disent « In hoc signo vinces / par ce signe, tu vaincras » une phrase attribuée à Constantin 1er, dit le grand.

Hors, la croix est aussi le signe des templiers. Hors, le château de Bézu fut templier. Hors, les templiers avaient, aussi, une culture ésotérique sur la symbolique, le religieux et le corpus de savoir ésotérique ancien issu des cultures mésopotamiennes et égyptiennes,…Donc, il faut utiliser les chiffres 666 et 4.

Utiliser les 5 branches du pentacle vénusien, que les ésotéristes du moyen âge attribuaient à Marie Madeleine, le 3 du triangle qui est le symbole de la Ste Trinité. Surtout que sur le grand parchemin, on y distingue ce qui peut ressembler à deux symboles de directions. Tout comme on y distingue 3 croix sur le petit parchemin. La magie des nombres est donc très présente. Ajoutons y « Solis Sacerdotibus »  autrement dit, « le trésor doit revenir aux hommes de Dieu, mais aussi aux légitimes propriétaires qui seraient initiés aux joies de l’hermétisme, de la symbolique, de l’ésotérisme ». Qui, à l’époque moyen âgeuse, avaient ces notions là ? Les religieux ? Non, car c’était commerce avec le diable. Les vrais ésotéristes ? Pourquoi pas. Mais, aussi, les templiers, qui avaient des notions de syncrétisme ésotérique symbolique, religieux et issu des religions antiques mésopotamienne et égyptienne. Ecartant les ésotérismes des courants venus plus tard, comme les rose croix, les franc maçons, martinistes ou autres mouvances ésotérico religieuses.

Ecartant Rennes le Château, Arques, Alet les bains, Rennes les bains, le château de Blanchefort, il ne reste que le château de Bézu. Où la légende dit, que dans la nuit du 12 au 13 octobre, chaque année, tinte une petite cloche d’argent qui serait dans un puits. Que l’on verrait, alors, de longues files de templiers venant du cimetière abandonné, allant vers la chapelle dédiée à Marie Madeleine.

J’en suis arrivé à la conclusion qu’il faut avoir une certaine maitrise des trois concepts ésotériques, avoir une connaissance du monde chrétien, ne pas se fier aux peurs diaboliques, avoir des connaissances sur le monde templier originel, avoir des connaissances historiques, être cartésien et ouvert en même temps. Et surtout avoir de bonnes chaussures de marche pour arriver au château de Bézu,… En me servant de mes connaissances dans les trois formes d’ésotérisme, de mon pendule, de mon sens médiumnique, des indications sur ma bague templière, des parchemins de l’Abbé Saunière,…Alors, si je dois trouver « Deus lo vult  / Dieu le veut »,…

Au niveau des mesures, je me suis demandé, pourquoi c’est Asmodée, gardien du Temple de Salomon à Jérusalem qui porte le bénitier. A moins, d’y voir une signification codée avec le chiffre 666.

Trois types de mesures de coudées antiques significatives existent

La grande coudée égyptienne de 52,5 cms / La petite coudée égyptienne de 45 cms

La coudée hébraïque, dite « coudée sacrée »,

correspondant au Temple de Salomon, de 55,42 cms

Respectivement, cela donne X 666 (chiffre du diable)

Grande coudée égyptienne 52,5 cms X 666 = 3 kms 465

Petite coudée égyptienne 45 cms X 666 = 2 kms 997

Coudée hébraïque 55, 42 cms X 666 = 3 kms 663

 Arbitrairement et empiriquement, je me suis concentré sur la seule coudée hébraïque,en référence à Asmodée

Au niveau du chiffre 4, à quoi cela peut il correspondre ? Aux quatre points cardinaux, tout simplement. Quelle est la valeur la plus importante dans l’esprit templier et ésotérique ? L’Orient ou Est.

Arbitrairement et empiriquement, je me suis concentré sur quelque chose qui est à l’Est

Au niveau du centre des 5 branches du pentacle dit de « Vénus » que retrouve t’on ?Coumesourde ? Où Ernest Cros a trouvé une pierre gravée avec une flèche en bas, deux croix qui peuvent sembler templières, ainsi que le chiffre 1292 en chiffres romains. Hors, il est attesté que le château de Bézu fut de 1292 à 1307 une commanderie templière,…A l’époque, on peut parler de présence templière en 3 endroits (Campagne sur Aude, château de Blanchefort et château de Bézu). Hors, on retrouve 3 croix qui peuvent sembler templières sur le petit parchemin de l’Abbé Saunière, ainsi que les chiffres 3 et 4, le triangle isocèle qui amène entre Rennes le château, le château de Blanchefort et le château du Bézu. Hors, à l’Est, au Sud, que reste t’il ? Le château de Bézu,… Si je m’amuse sur une carte IGN à comparer les distances entre Rennes le Château avec Coumesourde, puis à reporter celles-ci, vers le sud est, je tombe approximativement sur le château de Bézu, à environ 7 kms de Rennes le Château,…

 Arbitrairement et empiriquement, je me suis concentré sur le château de Bézu

Sur le monde templier, je me suis penché sur la notion d’ésotérisme que l’on ne peux nier, au niveau de la symbolique, du principe religieux sur l’esprit johannite, du corpus de savoir enseigné en Terre Sainte. Esotérisme ? Ce qui est caché, tout en étant montré aux yeux de tout le monde,…En ésotérisme, il y a toujours deux niveaux de lecture: celui qui est présenté publiquement et celui que seul l’initié peut percevoir et comprendre. Hors, si l’on s’arrête uniquement à ce qui est vu, qu’aperçoit on ? Présence templière affichée à Campagne sur Aude et château de Blanchefort. Si l’on regarde, vers ce que l’on a occulté ou voulu occulter, c’est une présence templière, via Bernard Sermon 1 d’Albedun, dés 1151 et une occupation templière réelle de 1292 à 1307. Pourquoi ?

Arbitrairement et empiriquement, je m’y suis rendu le

vendredi 20 septembre 2013

Pourquoi ai-je choisi une telle date ? Parce que le vendredi correspond au jour de Vénus, que les occultistes du moyen âge reliaient à Marie Madeleine. En numérologie 2+0+9+2+0+1+3=17 soit 8. Hors, le chiffre 8 est important dans le monde templier. Il représente les 8 articles du serment que devait prêter le futur templier, les 8 sacrements que devaient recevoir le templier, l’octogone du Temple.

Il est aussi, couché, le lemniscate, le principe de l’Alpha et de l’Oméga, sans début, ni fin. On retrouve cet élément, en taromancie, dans le chapeau du Bateleur (arcane 1) et la chevelure de la Force (arcane11). En astrologie, enfin, avec une configuration de Mercure relié en carré à Jupiter.

Pendant que mes amis allaient tenter d’étayer leurs hypothèses sur le corps de logis du château, je ne me suis concentré que sur la seule chapelle. Qu’est ce qui est le plus important dans l’esprit templier ? La commanderie, en elle-même, ou la chapelle ? Ordre religieux, ce qui est au centre est la chapelle. J’ai trouvé mon Saint Graal, la paix de Dieu

Mes mots se disant tous seuls et actions se faisant toutes seules, comme si une force m’obligeait à agir ainsi, sur le parvis, je me suis agenouillé, en me signant trois fois, j’ai prononcé trois fois, la devise templière « non nobis Domine, non nobis sed nomini, tuo da gloriam ». J’ai trempé ma main dans le bénitier cassé, où restaient quelques gouttes de rosée, et me suis signé trois fois, à nouveau. Puis, je me suis agenouillé devant l’autel. Et, là j’ignore, de façon cartésienne, ce qui s’est passé. Reflet de ma fatigue ou effet d’imagination trop féconde. Je voyais à ma gauche, un templier agenouillé, comme moi, tandis qu’à ma droite, s’en tenait un autre, faisant de même. Devant nous, un homme de Dieu officiait. Je ne sais pourquoi, mais, ces trois personnages entourés de halos blanchâtres rayonnants, je savais qui ils étaient, sans un seul mot, juste comme si nos esprits s’étaient rejoints à travers le temps et l’espace. Je savais avoir à ma gauche, Maître Jacques de Molay, et à ma droite, Maître Bernard Sermon. Je savais que devant nous, se tenait Guilhabert de Castres. Mes deux chevaliers étaient revêtus de la cape et du tabard, d’un blanc écru et porteurs de la croix pattée. Ils portaient camails et cottes de mailles. Tandis que Guilhabert portait une chasuble verte et une bague sertie d’une améthyste. Leurs mots étaient silencieux, mélange de latin et de vieil occitan. Je ne sais, pourquoi, je comprenais les mots sans les entendre. Trois fois, nous avions prié, ensemble le Pater, puis trois fois, pour Marie, non la Myriam, mère de Notre Seigneur, mais Mariamné, le 13eme apôtre, puis trois fois pour les défunts. Puis, Guilhabert a imposé ses deux mains sur ma tête, a récité le Bénédicité, trois fois le Adoremus et sept fois, le pater. Quand tout fut fini, tout s’estompait en une fraction de secondes. Le temps qui était grisâtre s’est enluminé d’un ciel bleu et d’un soleil radieux. Moi, qui, depuis maints jours souffrait de mes jambes douloureuses qui m’avait obligé à faire le chemin, appuyé sur une canne, je n’avais plus mal. Moi, qui souffrait de fortes crises d’angine de poitrine, depuis plusieurs jours, je n’avais plus mal. Mon esprit semblait en paix, libéré de tous mes soucis, comme si j’avais été lavé de tous les péchés, et comme si mon âme avait retrouvé sa pureté originelle.

Puis, je me suis mis à chercher si quelque chose, pouvait attirer mon attention. Dans le monde templier, quand on cherche quelque chose, il faut toujours se souvenir que les lieux étaient à gauche dans le chœur, et entre l’autel et le nord. J’ai trouvé un tesson de tuile qui recouvrait la chapelle. Seul et unique fragment de la toiture. Je me suis souvenu que Beith en langue hébraïque signifie maison. Quel plus bel exemple de « trésor », qu’un morceau de la maison de Dieu,…pouvait m’être offert.

Cet « état de grâce », je l’avais déjà éprouvé en trois endroits, lors de mes déplacements : le mont Saint Michel, le sanctuaire marial de Lourdes et la cathédrale de Santiago de Compostela. Mais, jamais, je n’avais éprouvé une telle intensité, une telle émotion, une telle communion,…Alors, mon Saint Graal, je l’ai, enfin, trouvé.

Ce lieu mystique où tout n’est que plénitude et sérénité.

Certains le trouve en Terre Sainte, d’autres à Rome, ou sur El Camino de Santiago da Compostela. Moi, je l’ai trouvé dans les ruines d’une chapelle d’un château tombé en ruines, en terre de Razès. S’il y a un trésor à découvrir, c’est sans doute celui là. Celui de la spiritualité. J’espère, pour vous, lecteurs, qu’il en sera de même que pour moi.

Si vous cherchez quelque trésor d’or et de bijoux, dans les ruines du château de Bézu, tentez toujours votre chance dans le puits, ou sous la dalle de la chapelle,…Mais, pensez que le plus grand trésor est toujours sur place, le bénitier cassé en quatre morceaux, jeté à terre à l’entrée de la chapelle.

bézu

Sources informatives/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

http://www.societe-perillos.com/

http://templiers.org/

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

http://www.rennes-le-chateau.com/

http://www.portail-rennes-le-chateau.com/

http://rennes-le-chateau-bs.com/

https://www.facebook.com/GazetteDeRennesLeChateau

Archives départementales de l’Aude

Archives paroissiales / Archives collections privées

Pour découvrir la région/

http://www.audetourisme.com/

http://www.languedoc-roussillon.jedecouvrelafrance.com/d-59.aude.html

http://www.gralon.net/tourisme/tourisme-departement-aude.htm

http://www.renneslechateau.com/tourisme/

http://www.paysdecouiza.com/fr/tourisme-couiza/vacances-rennes-le-château

Lieux importants/

Rennes le château – Alet les bains – Couiza – Campagne sur Aude – Arques – Rennes les bains – St Just et Bézu

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